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29/09/2012

LA GAUCHE POPULAIRE : LA REPUBLIQUE, RIEN QUE LA REPUBLIQUE

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Une fois de plus, l'édition du jour de Libération se focalise de manière honteusement biaisée sur la Gauche Populaire, à travers une « enquête », titrée « La Gauche Populaire à la conquête des « petits Blancs » des pavillons » ! Sous la plume de Jonathan Bouchet-Petersen, on découvre un collectif en lequel aucun de ses membres ne peut se reconnaître et qui défend des notions et un vocabulaire qui n'est pas le sien. Plutôt que de reprendre ce texte mot par mot et d'en contester l'orientation, nous tenons à rappeler quelques éléments d'analyse et opinions déjà exprimés ici, concernant la situation du pays, la tragique évolution de la gauche et la nécessité, telle que l'exprime réellement la Gauche Populaire, de revenir aux fondements de la République, aux antipodes de toute connivence avec de quelconques extrêmes ou l'étonnant social-libéralisme qui nous est attribué par Libération.

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Selon ces derniers, la France serait aujourd'hui plus ou moins coupée en trois, et ce serait bien ainsi, chacun pouvant s'enfermer dans l'entre soi, mépriser et stigmatiser les autres. A l'heure où chacun sait la nécessité d'un rassemblement républicain, de la célébration de la République une et indivisible, on s'évertue à nous saucissonner le peuple en mode ternaire. Il y aurait donc d'une côté un tiers de ploucs brutaux et xénophobes (dont la stupidité insondable et l'incapacité à mesurer leur bonheur légitimerait au passage le gouvernement des élites), de l'autre un tiers de conservateurs irréductibles et enfin un tiers de belles âmes ralliant un agrégat de minorités constituées en groupes de pression et d'élites éclairées, à même d'orienter la politique, quitte à laisser les deux tiers des citoyens sur le carreau.

Quand la Gauche Populaire met le doigt sur l'abandon par la gauche des classes populaires et de citoyens, de plus en plus nombreux, poussés vers le péri-urbain ou abandonnés dans des déserts ruraux ne demandant qu'à renaître, nos contempteurs, qui s'inquiètent peu de l'emprise du néo-libéralisme dans la société, voient, au nom de leur conception identitaire et racialiste, la défense forcenée d'une France de « petits blancs » beauf et xénophobes, larguée et ne représentant plus rien de légitime. Or, outre que ce tiers de Français, dont les origines sont souvent bien plus diverses que l'image qui en est renvoyée, n'est pas le seul bénéficiaire du regard politique de la Gauche Populaire, le seul fait d'en faire les mohicans d'une génération perdue à jamais et offerte ad vitam eternam au moloch du FN, témoigne affreusement de la responsabilité d'une certaine gauche dans la balkanisation du pays. Là où les uns cherchent au contraire à mettre en avant le commun pour refermer cette fameuse « fracture sociale » repérée au début des années 90 par Emmanuel Todd et préemptée par Jacques Chirac, les autres continuent, dans la ligne tracée par Nicolas Sarkozy, à trier le bon grain de l'ivraie parmi les citoyens et à servir des clientèles électorales, plutôt que les citoyens.

L'idée selon laquelle la sociologie du pays aurait, comme par enchantement, changé du tout au tout en 40 ans, faisant de la France de 1974 un pays où seuls 0,75% des citoyens étaient xénophobes et de celle d'aujourd'hui un repère putride de fascistes intrinsèques, regroupés de leur plein gré et par altérophobie naturelle dans des ensembles pavillonnaires ou de vieux villages moisis, a de quoi interroger. Quand plus personne ne se préoccupe de la discrimination sociale, territoriale et culturelle (qui touche les deux sexes et toutes les origines) et que les seules considérations qui éveillent l'attention sont du ressort de la revendication catégorielle, liées au mœurs ou à un versant ethnique (qui parle de blanc comme de noirs ou de maghrébins etc...), c'est déjà que la République est ébranlée dans ses fondements. Il en est de même quand les uns se renvoient leur racisme respectif, qu'il soit anti-blanc ou anti-noirs. Le racisme existe chez toutes les populations et aucune distinction ne peut être faite dans sa dénonciation, qui doit par ailleurs être cause républicaine, à moins, une fois de plus d'épouser une conception identitaire et / ou racialiste.

CATACLYSMIQUE MODELE "ZAPATERISTE"

Dénoncer les hypothèses et signaux d'alarme lancés par la Gauche Populaire présente surtout l'avantage pour une certaine frange du PS, inspirée du cataclysmique modèle zapatériste, de se dédouaner de sa responsabilité dans la situation de le France et de l'Europe, voire d'ignorer la dite situation qui jette des pans entiers de la population dans les bras de partis extrémistes qui n'en demandaient pas tant. Or cette responsabilité, également partagée par la droite dite républicaine, ne cesse de progresser depuis la fin des années 80, en dépit des insupportables sermons, main sur le cœur, des leaders politiques sur le mode « nous avons entendu le message des électeurs ». De chaque bord, les raisons en sont pourtant connues. A droite, trahison des thèmes auxquels une partie du peuple est sensible et constante tentative de division des citoyens. A gauche, négation suicidaire de préoccupations légitimes - oui légitimes – d'une part croissante de l'électorat, à savoir : la place de la France dans la mondialisation et dans le cadre européen, l'insécurité réelle, culturelle et économique, l'ensemble de ces facteurs inter-agissant les uns avec les autres.

Sur tous ces sujets la droite n'a cessé de jeter de l'huile sur le feu sous la houlette de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et leurs séides de la Droite Populaire (chargée de jeter un pont dans l'optique d'une alliance avec le FN), s'emparant des sujets de manière incohérente et divisant la population en autant de groupes antagonistes qu'il existe de thèmes. Pendant ce temps là, le PS s'est emmuré dans un caveau de fausses valeurs et de bons sentiments tournant le dos au réel, dans une approche de revendications catégorielles légitimant les intérêts particuliers au détriment de l'intérêt collectif. D'un côté des groupes sociaux antagonistes, de l'autre des groupes sociaux égoïstes : il n'en faut pas davantage pour briser le pacte républicain et l'idée de dessein collectif.

De son côté, alors que l'extrême gauche se cramponne à un ouvrièrisme fantasmé, le FN accélère sa dé-diabolisation en accaparant les thèmes républicains (tout en les plongeant dans une sauce indigeste et nauséabonde), transformant le vote en sa faveur d'une démarche de protestation à une démarche d'adhésion. Pourtant, si l'électorat du FN a réellement changé dans ses composantes (ce qui n'empêche pas la frange authentiquement fasciste et xénophobe d'y figurer toujours en bonne place), le parti, lui, tant dans son fonctionnement que dans le socle idéologique de ses dirigeants est très authentiquement d'extrême droite. Quant aux solutions qu'il propose, elle sont économiquement surréalistes, socialement iniques, humainement dévastatrices et philosophiquement tragiques. Mais comment reprocher à son nouvel électorat, souvent issu de la gauche, d'épouser ce vote, alors que le PS s'est abstenu depuis trente ans de prendre en considération ses peurs, autant que ses véritables souffrances et ses colères légitimes nées de sa précarisation et de son insécurité - certes parfois fantasmée et nourrie à des médias idéologues et jetant de l'huile sur le feu ? Certainement pas en s'enfermant dans une tour d'ivoire moraliste qui creuse le fameux fossé entre les élites d'une bourgeoisie urbaine éclairée et le peuple.

AUX FONDEMENTS DE LA REPUBLIQUE

Aux fondements de la République il y a la communauté unique, en opposition au communautarisme, et le bien commun, en opposition à l'intérêt particulier ou catégoriel. Ces notions qui, ainsi exprimées englobent une laïcité, mise à mal activement par Nicolas Sarkozy, lascivement par le PS de ces dernières décennies, sont fondamentalement de gauche.

Elles supposent une égale justice et une égale sécurité pour tous, une égale répartition des droits et des devoirs pour tous, sans distinction de sexe ou d'origine, en opposition frontale à une justice qui favorise des puissants pouvant se soustraire à toute exemplarité et des catégories pouvant se soustraire à l'état de droit au prétexte de l'appartenance à une minorité – notion qui devrait être absorbée par la citoyenneté.

Elles supposent que soit offerte la même protection et attention à tous, non pas en tant que membre de telle ou telle catégorie, mais en tant que membre de la communauté nationale, punissant d'une humeur égale toute atteinte à l'individu sur une base distinctive, autant que toute atteinte à la société par l'individu au prétexte de cette même base.

Elles supposent une distinction effective entre les nationaux, quelle que soit leur origine, et ceux qui ne le sont pas, pour peu que la loi ne conduisent pas à des situations totalement ubuesques de familles éparpillées entre différentes nationalités ou de citoyens dans l'incapacité de renouveler leurs papiers au prétexte d'être nés de parents français vivant alors à l'étranger. Sur cette question qui englobe le débat sur le vote des étrangers, cohabitent plusieurs conceptions au sein même de la Gauche Populaire, aucune n'étant alimentée par la question «ethnique ». Il y a ceux qui défendent ce droit de vote à condition de l'étendre à toutes les élections locales, et non aux seules municipales, et ceux qui, indéfectiblement attachés au lien entre citoyenneté et nationalité et craignant la démagogie et le communautarisme, préfèreraient voir assouplies les conditions d'accession à la nationalité. Il est d'ailleurs à noter que ce lien entre citoyenneté et nationalité a déjà été largement écorné par le droit de vote accordé localement aux ressortissants européens.

Elles supposent une protection sans aucune faille des citoyens étrangers présents sur notre sol, autant qu'une attention toute particulière à leur devoir au regard du pays qui les accueille. Elles supposent de fait une sévérité sans faille contre toute discrimination et particulièrement celles pouvant provenir de dépositaires de l'autorité publique, mais également à l'égard des ressortissants étrangers cherchant à se victimiser au prétexte de leurs origines pour se dédouaner de leurs turpitudes.

Elles supposent une égalité de tous devant le service public et la préservation de celui-ci quelque soit la nature du territoire où il se déploie et plus largement l'affirmation impérieuse du rôle et des missions de l'État. Et particulièrement, elle supposent un égal accès de tous dans des conditions dignes et décentes à l'éducation, à la santé, à la sécurité, à la culture, dans les zones rurales, comme dans les zones urbaines ou périphériques.

Elles supposent une taxation juste, proportionnelle et progressive des revenus quelle que soit leur nature et quelle que soit celle du contribuable qui en dispose.

Elles supposent une lutte sans merci de l'État contre tous les intérêts particuliers, catégoriels et financiers qui viendraient à porter atteinte à l'exercice de ses missions régaliennes et protectrices.

Elles supposent l'assurance de la liberté de culte autant que l'exercice paisible de celui-ci, dans des conditions ne venant porter aucune atteinte à la paix intérieure autant qu'au principe intangible de laïcité.

Elle suppose la reconnaissance de droits équivalents aux individus, quelle que soit leur sexualité, et leur égal accès au bénéfice des avantages de la loi concernant l'union civile. Les questions périphériques et complexes, concernant l'adoption et l'accueil d'un enfant dans le cadre du couple méritent quand à elles un débat apaisé, ne pouvant être hâtivement tranché, ni se substituer au règlement des questions économiques et sociales.

Ni État providence distribuant ses indulgences au gré des revendications catégorielles, ni État déliquescent abandonnant ses prérogatives à des intérêts privés ou dénonçant à la vindicte populaire telle ou telle partie de la représentation nationale, de ses corps et des citoyens... C'est cela la République autant que le grand dessein national, et ce sont des valeurs que doit porter la gauche dans son œuvre de rassemblement.

CETTE BELLE IDEE DE GAUCHE QUI SE NOMME LA REPUBLIQUE

C'est en grand partie à cela que tend la Gauche Populaire. Et ce ne sont pas seulement quelques intellectuels et élus qui en portent le message au sein d'un « groupuscule sulfureux », comme le voudrait Libération. Ce sont des centaines de citoyens qui ont déjà rejoints ou soutiennent le collectif et partagent cette volonté de voir appliquée une politique de gauche menée dans la préoccupation du bien commun et le cadre intangible de la République. Il y a parmi eux certes des élus et des intellectuels, proches ou en marge du parti Socialiste, qui sont les médiateurs éclairés de cette aspiration, mais aussi nombre de citoyens, sans étiquette partisane ni plastron universitaire. Des hommes et des femmes de toute origine qui regardent la France, l'Europe et le monde avec des yeux inquiets et ne veulent pas voir leur pays basculer soit dans le combat identitaire, soit dans les bras des extrêmes, soit dans une dictature néo-libérale. Des hommes et des femmes qui témoignent plus que tout de leur attachement à cette belle idée de gauche dont la source est le peuple et qui se nomme la République... rien que la République...

 

05/09/2012

COLONIAUX : LA COULEUR CHANGE, PAS LA CONNERIE

Aujourd'hui, on joue le monde à l'envers et le blog Wuyilu invite ARTHUR SCHEUER, le fondateur de RAGEMAG , qui souvent nous accueille dans ses colonnes. Reprise de son dernier article, décapant, sur Rokhaya Diallo, où comme souvent ici, le Sénégal est mentionné.

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Rokhaya Diallo est née dans le 4ème arrondissement. Elle est chroniqueuse à Canal +, payée à dire n’importe quoi, n’importe comment. Militante. Pour que l’on prononce son nom Ro”R”aya, et pas Rokhaya (c’est raciste), d’abord. Dévouée. “Je fais l’objet de racisme bienveillant” ; accuse-t-elle, pauvre riche. Dans les pages de Rue 89, la petite tête de linotte joue à se désoler de ce qu’elle appelle de ses vœux.  Racisme bienveillant, ou discrimination positive. Au temps des colonies, plus pudiquement: paternalisme.

Dans une interview de juin 2010, elle affirmait gaiement supporter le Sénégal, et n’a pas caché sa joie lors de la victoire du Sénégal contre la France en 2002. Désormais, elle souhaite même demander la nationalité sénégalaise, “pour résister à tout le débat sur la binationalité en France”. Les sénégalais seront ravis d’apprendre que la mentalité coloniale est encore vivace : leur nationalité n’est pour elle qu’un instrument sur la scène politique Française. Souhaitons que le Sénégal la lui refuse, s’il est encore temps.

Colonisation, mon amour

Rokhaya Diallo

Rokhaya, comme tout bon militant diversitaire, cultive les paradoxes. A raison, elle fustige la colonisation. Pourtant, c’est dans la triste aventure progressisto-intéressée des libéraux IIIème Rep, qu’elle vient puiser à intervalle régulière un trésor : la culpabilité. La colonisation justifie toutes les bravades, toutes les absurdités. Mlle Diallo le dit d’ailleurs expressément : “Nous n’avons ni l’intention de nous intégrer, ni l’intention de nous assimiler”. Phrase que n’aurait pas renié un Beke, un politicien Afrikaner, ou plus simplement, un officier colonial Français, fat et imbécile, en costume crème et short court, chapeau dur et moustache blonde.

La déclaration coloniale brouille volontairement les cartes : elle, la petite parvenue du 4è arrondissement, la jolie chroniqueuse de la matinale de Canal+, n’a pas à s’intégrer. Mais qui le lui demande ? Elle est sans doute mieux intégrée à la France d’aujourd’hui que la majorité des électeurs du Front National. En cela, nous la rejoignons. Mais elle inclut dans ce “nous” des personnes venant d’arriver sur le sol Français, attaquant ainsi le socle républicain Français (ce qu’il en reste). La demoiselle est communautariste, et à l’américaine, encore : fin septembre 2011, elle participe, à Washington, à la réunion annuelle du Caucus noir du Congrès, un groupe parlementaire américain exclusivement réservé aux noirs. Du racisme et de ses variations de forme.

Ses amis ? Une fine équipe de mangeurs de petits-fours, dont une bonne partie sont fils d’ambassadeurs, donc bien entraînés. Leur lobbying médiocre, claudiquant de coups de téléphone sirupeux en serrages de main entre deux portes, finit toujours par payer. Dès lors, parlez leur de mérite et rangez les crayons de couleurs. Eux qui roulaient leurs revendications dans la farine et le chocolat, ne veulent plus entendre parler que de compétences.

Fournisseur principal de sujets sociétaux depuis le tournant libéral-sociétal de 83, copain comme cochons avec les banquiers et les grandes entreprises, il semble pourtant que le ciel se couvre sur le petit monde diversitaire parisien. Pas encore une disette de petits-fours, mais déjà, de quoi être inquiet…

A la Rochelle, point de point Godwin…

Au gouvernement, les socialistes (c’est encore comme cela qu’ils se font appeler, les inconséquents !…) ne savent plus par quel bout prendre la crise, par quelle capitale prendre l’Europe. Le pouvoir: cette casserole brûlante et sans queue. Eux, devant, interdits: une poule qui a trouvé un couteau. Même l’ami Demorand, qui, à priori ne danse pas la carmagnole au premier mai, s’est permis une leçon de chose. L’heure est grave.

Que faire ? A la Rochelle, lors de l’Université d’été du PS, il s’est passé quelque chose : quelqu’un a parlé vrai. Laurent Bouvet, que nous avons déjà reçu dans ces colonnes, a proposé que le Parti socialiste se tourne vers les catégories populaires. Le criminel ! S’est-il fait huer ? Conspuer ? Virer de la fête manu militari ? Non. Les temps changent : il a été écouté. Il a été applaudi. Le temps  se couvre. Amis diversitaires, le cochon est dans le maïs.

Quel dommage… C’était bien, disent les anciennes familles coloniales, avec dans les yeux un reste de soleil et de déjeuner sur l’herbe… C’était bien, diront peut-être bientôt les professionnels de la rébellion labellisée. Adieu, mutins de Panurge. Adieu vaches, veaux, cochons. Adieu restaurant du Sénat, salles de conférence vides, Maison de la radio. L’État les traitait si bien !… Un rapport sur la diversité à la télévision française ? Un poste à France Télévisions. Une polémique ? Un poste de chroniqueuse à Canal+, un parachutage dans une circonscription gagnée d’avance. Tiens, ton goûter, un Choco BN, allez file gamin.

Les libéraux adorent cela ; les réseaux “diversité”. Inoffensifs bouffons. Aucune conscience politique : de vagues références historico-émotionelle, Malcom X, Nelson Mandela, Kool and the Gang. Étonnement, pas de nouvelles de Thomas Sankara (“C’est qui ?”). Médiocrité bourgeoise,  sauce MTV. Entre Yo mama et Jean-François Copé. Aucune conscience de classe. Seulement une conscience… de race.

Zemmour contre Rokhaya, Capulet contre Montaigu…

Dans Paris-Berlin, sur Arte, en novembre 2008, Éric Zemmour lançait à Rokhaya Diallo, « j’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire ». Chic. Choc. Hitler. Love at first sight Deux ans plus tard, invitée de Toutes les France, sur France Ô, Rokhaya de, dans le même esprit : “Ils [les blancs] vont vieillir. Et n’auront plus la capacité de répondre à des gens qui seront là en capacité de répondre.

Lorsque l’on tape “Rokhaya Diallo”, sur Google, le moteur de recherche propose “Rokhya Diallo Eric Zemmour”. Mignon.  RTL ne s’y est pas trompé : la station a fait de nos tourtereaux des chroniqueurs vedettes, les Bonnie and Clyde de l’ethnicisation à marche forcée. RTL Opinion, que ça s’appelle. Succès immense pour Zemmour: l’homme est talentueux… Bof pour Rokhaya.

Mais leur véritable lune de miel eut lieu chez Thierry Ardisson. L’éditorialiste maurassien dégoupillait à la hussarde, en regardant sa dulcinée droit dans les yeux : “les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes… c’est un fait.” Rokhaya jouait l’effarouchée… Qu’un homme blanc lui parle de race, comme cela, au second rendez-vous, c’était si cavalier… Si brûlant !… Elle fondait de désir…

Dans la tribune qu’elle signait hier dans le Monde (dans laquelle elle tire sur Manuel Valls de façon si maladroite qu’on en oublie qu’il est socialiste comme nous sommes libéraux), elle aussi use de statistiques ethniques, pour évoquer les contrôles au faciès : “Les conclusions d’une étude dirigée par le CNRS en 2009, [démontrent] que les contrôles d’identité se focalisent en priorité sur les individus perçus comme “jeunes” (qui ont onze fois plus de “chances” d’être contrôlées que les autres), “noirs” ou “arabes” qui ont six à huit fois plus souvent contrôlés que ceux que l’on considère comme “blancs”.” Validant ainsi les arguments de son amant souverainiste. Beau comme du Shakespeare…

Rokhaya devait s’en prendre à Valls, qui, sur les questions régaliennes, ne manque pas de courage. Elle est rebelle. Elle n’aime pas la police : en juin 2010, déjà, elle l’avait qualifiée de “force d’occupation” ; presque une revendication de souveraineté. Le titre de son dernier livre, A nous la France ! est plus explicite. Ah ! Le temps béni des colonies… Elle aurait adoré.

 

Boîte noire

 

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