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16/09/2012

LE F(ront antiraciste de la) haiNe

Caroline Fourest, devait s'exprimer ce samedi à la Fête de l'Humanité à l'occasion d'une conférence sur le Front National... Une sorte de marronnier dans cette grand messe de la frite communiste...

Caroline Fourest qui, au nom de la laïcité, de l'égalité et du (discutable) mouvement ProChoix, par les mots, dénonce tour à tour les mouvements extrémistes, qu'ils soient de droite, de la chrétienté ou de l'islam...


La présente vidéo et mise à titre informatif, sans pour autant que sa présentation et son montage emportent l'adhésion de l'auteur.

 

Par les mots : la précision est d'importance....

Tout le monde n'en fait pas un présupposé dans le combat idéologique, préférant souvent le bâillon et la baston à la dialectique.

Caroline Fourest n'a pas donné sa conférence.

Plus on s'enfonce dans le siècle, plus les intégrismes progressent. Y compris le pire d'entre tous, au regard du paradoxe absolu qu'il véhicule, à savoir celui des pseudos antiracistes : des indigènes de la République aux Indivisibles, en passant par les inquisiteurs des Ya Bon Awards...

Je n'ai aucune sympathie particulière pour Caroline Fourest... Son fond de commerce intellectuel est porté par une certaine intolérance verbale à l'égard des croyants de toute obédience, ces gens que je ne comprends pas intimement, mais respecte, tant qu'ils ne m'imposent rien. Mais ce qui s'est passé à la Fête de l'Huma, l'évacuation forcée de la dame devant une meute de censeurs agressifs, mérite toute notre attention et doit être dénoncé sans relâche. Droite ou gauche, là n'est pas la question. Dans ce cas, les pires extrémistes de chaque bord communient sur l'autel de l'obscurantisme le plus implacable, y compris les athées, finalement. Que la gauche française, du Parti Socialiste au Front de Gauche, mesure la responsabilité qui est la sienne à laisser fructifier et nourrir en son sein de tels groupuscules, de tels ostracismes... Elle est énorme. D'autant plus que ces mouvements politiques ont pour piliers fondateurs des concepts à l'exact opposé de cette vision délétère, héritée de l'individualisme existentielle de la contre culture américaine et du communautarisme.

Il n'existe pas de distinction entre les racistes...

Le devient celui ou celle qui affirme la prééminence de son existence face aux autres, que cela concerne les blacks, les blancs, les jaunes, les bleus, les verts, les rouges, les grenats à paillettes.

Le devient celui ou celle qui s'attaque à la croyance d'autrui pour elle-même, qu'il soit musulman, chrétien, juif, bouddhiste, pompidolien, ou francislalannien (quoique).

Le devient celui ou celle qui s'en prend aux êtres qui vivent une sexualité différente de la sienne, (pour peu qu'elle laisse tranquille la tendre enfance, l'animalerie et les défunts qui ont assez donné de leur vivant), tant physiquement qu'en les éloignant des droits fondamentaux par une pression sur le corps législatif.

Le devient aussi celui ou celle qui, finalement, discrimine socialement, géographiquement, médiatiquement, économiquement, par la consommation distinctive, autant que par une fausse victimisation....

Le devient, plus que tout autre, celui ou celle qui, en dehors du cadre républicain, pour affirmer cette prééminence ou son appartenance, en vient à la violence physique quand il n'est pas menacé physiquement.

Le devient celui ou celle qui promeut les apéros « pinard saucisson » de l'extrême droite, comme celui ou celle qui organise les concours de miss communautaires à la Miss France Black, ou les soirées publiques interdites aux hommes ou aux femmes...

L'antiracisme ciblé, communautariste, clivant, à géométrie variable, comme celui de Le Pen, pour qui laïcité signifie « contre les musulmans », comme celui des Rokhaya Diallo et consorts , comme celui d'une Amérique constitutionnellement (au sens propre) raciste, ne sera jamais exactement que son parfait contraire.

A la prochaine... j'ai une fête juive à célébrer dans le cadre privé, avec des protestants, des chrétiens et des agnostiques de mon espèce, blancs, noirs et méditerranéens, tous de la République, une et indivisible...

28/07/2012

SEGOLENE ROYAL ET LE POINT MISTER BEAN

wos11091300038.jpgAu moins, durant la dernière présidentielle, François Bayrou aura servi à exhumer la bonne vieille expression d'Audiard : « le déconomètre fonctionne à plein tube ». On peut avouer que cet outil de mesure n'a pas fini de servir, en addition au portenawakomètre, également utile quand la situation impose de jauger les plus complexes absurdités de la surenchère diversitaire à laquelle se livre la gauche identitaire, image reflet d'une redoutable droite du même nom. En dépit de dénégations qui ne tiennent pas forcément la route, et c'est normal quand il est question de dérapage, c'est hélas Ségolène Royal qui a cette semaine décroché la palme de la plus gluante stupidité en décochant à l'encontre de Najat Vallaud-Belkacem, son ancienne et fidèle porte-parole ; "Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là ".

IDENTITE, IDENTITE, EST-CE QUE J'AI UNE GUEULE D'IDENTITE ?

C'est assez intense. Un aller-retour, main à plat, giflant Najat Vallaud-Belkacem dans sa première phase, avant de décapiter les innocentes Claudine Dupont qui, dans notre France n'auraient pas accès aux sphères du pouvoir. Ah bon ? Répondrait la sémillante Roselyne Bachelot. Najat ne serait donc, vue du Poitou, qu'une caution diversitaire et paritaire à un Gouvernement de posture, disloqué en un puzzle identitaire à l'opposé de l'unicité républicaine ? Et Ségolène, décidément encore en pleine crise d'urticaire falornique, de préciser que Najat Vallaud-Belkacem « doit assumer son identité et en être fière ». Son identité ??? Quelle identité ? Est-ce à dire que son identité tout entière, sa personnification intrinsèque, s'incarnerait dans ses seules origines et non dans son parcours exemplaire au sein de la matrice républicaine ? Que son acharnement éminemment méritoire à représenter la France et son gouvernement ne compterait pour rien, qu'elle ne serait qu'un alibi bigarré pour caresser la conscience d'une gauche gênée aux entournures de son clientélisme communautariste ? Éclairage stupéfiant, aveu consternant, à l'heure où seul doit compter le rassemblement de tous les Français autour d'un dessein commun.

Fierté de l'identité ? Outre qu'il est difficile d'être fier d'une chose pour laquelle on a pas eu à œuvrer, que dirait-t-on si on prétendait à la fois que les Bretons devraient être représentés au seul prétexte de leur lieu de naissance, qu'il leur incomberait avant tout d'assumer leur « bretonnitude » et qu'en définitive, leur seul utilité consisterait à faire flotter un air océanique sur les palais de la République ? Qui irait affirmer que Jean-Yves le Drian est « le Breton de service » et non un expert en matière de défense ?

Comment Ségolène Royal, nous ayant habitué aux propos hautement républicains et ayant dénoncé durant toute la campagne de 2007 les procès en incompétence qui lui furent intentés au prétexte de cette féminité dont elle a pourtant toujours su faire une arme, peut oser se laisser glisser sur cette pente dangereuse qui réconforte la droite la plus extrême ? C'est absurde et pourtant tellement révélateur des points marqués depuis peu par la « gauche identitaire », à moins que, comme le prétend, l'élue du Poitou, ses propos n'aient jamais été prononcés. On doute pourtant très fort que le journaliste du Point, Saïd Mahrane, ait inventé de toutes pièces de telles phrases, qu'il maintient avec insistance. Si c'est le cas, honte à lui.

SEGOLENE AU CHEVET DES « EXCLUS »

Quant à la suite des propos de Ségolène Royal, : « J'ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi", ils laissent tout aussi dubitatif et sur un point, carrément pantois. Ainsi donc, la « Madone du Poitou » et des quotas, s'empêtrant, au détriment de la quête de compétence, dans le mépris de classe exprimé dans certaines œuvres de charité chrétienne, condescendrait à donner l'aumône du pouvoir à ces pauvres hères, ces étranges spécimens que seraient les ouvriers, les exclus, les jeunes issus de la diversité... Oh Wait, wait ! Les quoi ? Les « exclus » ? Qui sont donc ces gens qui devraient aussi «assumer leur identité, en être fiers » et seraient censés, telle une armée reconnaissante, entourer la messianique Ségolène, à la manière des apôtres entourant Jésus dans la Cène ? De qui se moque-t-on ? A quelle époque la tranchante Ségolène s'est-elle entourée « d'exclus » pour former ses divers cabinets et en faire des « inclus » ? Sur ce point, la curiosité mérite d'être satisfaite, à moins qu'elle parle d'elle-même au lendemain des élections législatives ?! Après le point Godwin, le point Mister Bean.

Et puisque nous évoquons ici la Grande Bretagne...

Que faisait donc Ségolène Royal, hier soir, tandis que l'Angleterre, pourtant monarchique et berceau du communautarisme, célébrait dans une féérie pyrotechnique, le rassemblement de la nation tout entière par delà des communautés, pourtant toutes représentées, autour des valeurs de l'identité britannique ? Le monde à l'envers.

Voir aussi le paipier de Coralie Delaume dans l'Arène Nue