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25/07/2012

DU PORTUGAL AU QATAR, LES NAINS CONQUERANTS

terre.jpgIl eut été appréciable de voir Stefan Zweig scruter notre temps de sa plume leste, de son intelligence fulgurante, de sa fine psychologie et de sa déchirante humanité. L'époque se contentant de confier sa chronique à Giesbert et consorts, saisissons l'occasion d'une douteuse analogie historique pour raviver le souvenir de l'écrivain freudien, dont l'aventure et la foi en l'homme se sont brisées à Petropolis un triste jour de février 1942. Par un clin d'œil à deux de ses ouvrages parmi les plus méconnus, Magellan (1) et Amerigo (2), revenons gaiement sur ce qui fit de la péninsule ibérique, aux XVème et XVIème siècles, le premier empire colonial occidental à vocation mondialiste, tout en lorgnant sur l'ambition du Qatar d'aujourd'hui.

Il était une fois un petit pays, aux infinis rêves de grandeur et de conquête. Aujourd'hui on l'appellerait le Qatar, jadis il se nommait Portugal. Nous sommes au début du XVème siècle et commence le règne de Henrique le Navigateur qui, de son château bibliothèque de Sagrès, rêve d'embrasser le monde et de planter son oriflamme à chaque coin de la terre, à la manière de l'émir Khalifa-Al-Thani semant ses pétrodollars aux quatre vents. Sous l'impulsion d'Henrique le monde se dévoile peu à peu aux yeux d'Européens embourbés dans la fange spirituelle du moyen-âge, oublieux depuis longtemps des conquêtes romaines ou des prouesses d'Alexandre le Grand. En à peine 30 ans se succèdent les découvertes des Açores, du Cap Vert, du Sénégal et du Sierra Leone. L'indépassable géographie de Ptolémée vacille et n'est bientôt plus que sujet de moqueries. Henrique meurt en 1460, bien avant les fabuleux voyages de Colomb, Magellan, Diaz, Vasco de Gama et autres Cabral, mais c'est bien lui qui initie cet appétit de découvertes qui débouche sur la première grande vague coloniale mondialiste et hégémonique.

AU COMMENCEMENT ÉTAIENT LES ÉPICES... À L'ARRIVÉE LES COLONIES

« Au commencement étaient les épices » comme le rappelle Zweig en ouverture de son Magellan. Elles furent le moteur et le prétexte de cette vague d'explorations qui, du voyage de Do Silvès (3) aux Açores en 1427, jusqu'à l'époustouflante épopée de Magellan (1519 à 1522), dévoile les contours de la planète, fait la preuve définitive de sa rondeur et introduit l'étrange notion de fuseau horaire. La quête conjuguée d'une nouvelle route des épices et de terres fantasmées comme l'Atlantide (4) ou le Royaume du prêtre Jean, permet en cent ans d'en apprendre davantage sur la terre que durant tout le millénaire précédent. C'est bien le Portugal d'Henrique qui impulse le mouvement. Mais bientôt la petite grenouille lusitanienne transformée en bœuf hégémonique, devient grenouille à grande bouche qui serre les lèvres face au crocodile Espagnol de Philippe de Castille puis Charles Quint.

Les deux rivaux de la péninsule ibérique doivent leur ambition à la situation des routes commerciales de l'époque. Si l'Inde et les Moluques, objets de toutes les convoitises européennes sont connues, elles restent inaccessibles, dans la vision d'un monde bien moins vaste qu'il l'est en réalité. Les Maures ont le monopole du commerce avec l'Inde et contrôlent l'accès à la mer Rouge, seul passage exploré pour atteindre les richesses de Calicut ou de Ternate. Quant à la République de Venise, elle possède l'exclusivité des échanges méditérrannéens avec les Arabes. La boucle est ainsi bouclée et, sans colonialisme outrancier, le système est verrouillée et exclu tous les autres pays. Les premières croisades, sous le prétexte religieux, ont d'ailleurs pour notoire ambition de desserrer l'étau commercial imposé par les Maures. Mais leur échec en la matière oblige ceux dont la fibre commerciale grandit à chercher une autre route avec d'autant plus d'avidité que les nouveaux territoires découverts pourront être colonisés.

QUAND LE MONDE FUT PARTAGE D'UN SAINT TRAIT DE PLUME

De quel droit, par quel moyen ? C'est là que la notion d'hégémonie (culturelle et religieuse) entre dans la danse et que les Portugais sortent de leur manche la carte papale. Et là, tandis qu'on parle aujourd'hui des dérives de la mondialisation, d'internationalisation de la finance, de main invisible des marchés, d'hégémonie culturelle américaine, de conquête des pays du Sud et de la Chine par le dumping social comme de mainmise sur certaines économies par les pétrodollars, rappelons ce qui est alors décidé pour faire du tout petit Portugal, puis de toute la péninsule ibérique, le plus puissant des empires coloniaux de l'histoire. Par deux bulles papales, qui ne sont pas sans rappeler le concept de bulles financières tant elles eurent vocation à éclater, tout ce qui était à venir du monde est arrogé tantôt au Portugal, tantôt à l'Espagne, non par l'opération du Saint-Esprit, mais d'un simple trait de plume. Que ceux qui s'offusquent du partage germano-soviétique de la Pologne en 1939 ou des conséquences de la conférence de Yalta s'imaginent de quoi il s'agit. Après un premier bref papal offrant au Portugal l'intégralité des découvertes pouvant être accomplies au-dessous du Cap Bojador (Boujdour, Maroc), vient la bulle papale Inter Caetera de 1493, précisée par le fameux Traité de Tordesillas signé l'année suivante, qui partage tout simplement le nouveau monde entre les deux nations ibériques, afin de mettre de l'ordre dans leur rivalité grandissante et délétère. Le nouveau monde, le Mundus novus disons-nous ? Rien que ça ! Cela signifie en théorie, les deux Amériques (et l'intervention papale n'arrive pas pour rien juste après le retour au pays de Christophe Colomb), l'Orient, une bonne partie de l'Afrique et tout ce que les mers comptent d'îles éparpillées. En réalité, l'Afrique noire sera grandement épargnée, tant l'intérieur de ses terres restera longtemps mystérieuse aux Européens, au moins jusqu'aux pérégrinations de l'explorateur écossais Mungo Park au XVIIIème siècle, tout comme l'Australie certes aperçue par De Mendonça en 1522, mais véritablement découverte par les Hollandais au XVIIème siècle et conquise par Cook en 1770. Mais c'est une autre histoire, le Portugal ayant depuis longtemps alors perdu son rang dans la hiérarchie des nations.

DES PETRODOLLARS AU GOÛT D'EPICES

Car oui, comment imaginer qu'un pays d'à peine 1,6 million d'habitants pourrait prospérer jusqu'à dominer le monde, par la simple hardiesse de navigateurs se mettant au service de ses rois (essentiellement Henrique et son successeur Manuel) ? Cela ne dura pas bien longtemps et la lente décadence du pays commença bientôt, dans l'incapacité en laquelle était la maison mère à gérer ses succursales, infiniment plus grosses qu'elle. D'autres raisons, à commencer par le poids de plus en plus considérable de l'Espagne au sein du couple Ibérique et le réveil attendu des autres nations européennes, joueront bien évidemment un rôle considérable dans le feu de paille Portugais.

Il est pourtant aujourd'hui un petit pays de Golfe, lui aussi peuplé de ces 1,6 million d'âmes, bien que seules 200 000 en soient citoyennes, qui, à sa manière, par l'investissement compulsif autorisé par ses « épices-pétrodollars » (5), cherche à planter son drapeau partout où des « peuplades innocentes, naïves et accueillantes » lui ouvrent les bras dans la croyance de ses pures intentions. Hélas pour lui, le Qatar dont l'ambition fait encore sourire ses voisins méprisants du Golfe, comme faisait sans doute sourire le Portugal de 1400, prend son envol au moment où son mode de conquête s'appuie sur deux valeurs proches de l'essoufflement, le pétrole et la finance...

Ah oui, dernière remarque : en 1517, après avoir pris possession du Détroit d'Ormuz, les Portugais s'arrogent le Qatar... Il n'y resteront que vingt ans.

 

  • (1) Stefan Zweig : Magellan – Grasset, 1938

  • (2) Stefan Zweig : Amerigo, récit d'une erreur historique – Belfond 1992

  • (3) Laissons ici de côté la polémique entre Cabral et Do Silvès quant à la paternité de la découverte de l'archipel.

  • (4) Que l'on figurera un moment dans le « Mundus novus » décrit par Amerigo Vespucci. Hélas, ce n'était que le Brésil.

  • (5) On rappellera ici que le grain de poivre, outre d'être une épice, servait de monnaie en ces temps lointains.

 

 

24/07/2012

ORWELL : A FINAL WARNING

Nous sommes en 1950 : George Orwell est déjà sur le départ, commentant et critiquant une dernière fois son livre 1984, il livre son ultime prophétie, son ultime avertissement.

Dans le genre : Welcome chez Orwell : à lire le dernier article de Emma Dreyfus dans RAGEMAG.


(Merci à Arthur Scheuer et Ragemag pour la perle.)

10:08 Publié dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : orwell, 1984, avenir, futur, wuyilu | |  Facebook | | | |

20/07/2012

LA SUEDE, LES PUTES ET LE SOCIALISME

WEB-PROSTITUTION462.jpg

La question mérite d'être posée : étant données les faibles marges de manœuvre économiques et sociales dont dispose la gauche en pleine crise de la dette, comment peut-elle marquer son territoire ?

 

Les premières grosses et prévisibles difficultés de François Hollande dans les négociations européennes face à une inflexible Angela Merkel, la très faible revalorisation du SMIC, les noires prévisions de croissance et l'augmentation toujours plus importante du chômage, marquée par l'explosion des plans sociaux, dont celui de PSA, laissent à penser qu'il n'y aura pas de miracle à attendre sur les terrains du pouvoir d'achat et de la relance en dépit des intentions affichées. Du coup, voilà que la gauche, prisonnière de ses marqueurs identitaires libéraux, réinvestit brutalement le champ sociétal, dans l'impuissance face à la question sociale, à travers le sujet certes fondamental de la condition féminine, dans une vision apologique du modèle suédois. C'est en tout cas ce dont témoignent les premières intentions affichées il y a quelques semaines, en matière de lutte contre la prostitution, comme sur d'autres sujets qui ne manqueront pas d'être évoqués ultérieurement sur ce blog.

C'est donc la brillante Najat Vallaud-Belkacem, (flanquée de la très militante Caroline de Haas), qui s'y colle, donnant presque le sentiment qu'il s'agit là du chantier principal d'un gouvernement déjà économiquement gêné aux entournures de son appellation de gauche. La Ministre des Droits des Femmes a fixé deux orientations prioritaires à travers la lutte contre la prostitution et la défense de la parité. En eux-mêmes, ces sujets méritent d'être considérés. La prostitution, aussi ancienne soit-elle, sera toujours une verrue dans le pieds de la société. Quant à la parité, le strict respect des valeurs républicaines devrait la dissoudre dans l'égale considération des hommes et des femmes au regard de leurs compétences et conditions de vie, sans qu'il soit nécessaire de recourir à de quelconque quotas et autres outils genrés et différentialistes. La réalité, comme l'état des mœurs, ne se conformant pas à cette évidence, il est donc logique de mener un combat spécifique pour la reconnaissance des droits des femmes, même si, encore une fois, ceux-ci devraient simplement s'intégrer dans une lutte globale pour la défense des droits humains. Chaque fois qu'une femme est bafouée sur la simple considération de son genre, c'est en réalité toute la communauté humaine qui est visée et qui se manque de respect, à plus forte raison dans une République qui prétend à l'égalité des sexes. Une fois ces choses dites, la déclinaison du sujet peut prendre de nombreuses formes et être appréhendée sous des prismes bien divers. On peut également considérer la question de la discrimination sous le seul angle du sexe ou sous l'angle économique, dans une vision libérale ou dans une vision sociale. Qu'en est-il de l'approche gouvernementale ?

INTERDIRE LA PROSTITUTION : LA BELLE AFFAIRE

Il y a quelques semaines, Najat Vallaud-Belkacem a jeté un pavé dans la mare et annonçant son intention d'abolir la prostitution. Bon, d'accord.

Dans la vraie vie, généralement assez éloignée des ministères, la question est infiniment complexe et le débat s'est immédiatement animé au sein même de la gauche entre pros et anti-abolitionnistes. Il s'agit d'une vaste question touchant à de nombreux domaines et qui, la ministre l'admet, relève sans doute d'un vœu pieux. Pour le moment la législation pénale française est fondée sur le délit de racolage passif, institué en 2003, et très largement condamné par tous ceux qui ont à traiter de la question. Son effet principal, la clandestinisation de la prostitution, pose de nombreux problèmes sanitaires, sécuritaires et sociaux, sans conduire à une quelconque baisse de l'activité. La piste envisagée, héritée de la loi en vigueur en Suède, prône la pénalisation du client et donc, par ricochet, l'interdiction pure et simple de toute forme de prostitution. Cette éventuelle future loi est le prolongement direct de la résolution votée l'an dernier par le parlement français. Bien. Et après ?

Pas grand chose et beaucoup d'ombres en vérité.

Sans rappeler, ma bonne dame, que la prostitution est « le plus vieux métier du monde », ce qui n'a pas grand intérêt, ou qu'elle est, mon sale monsieur, le reflet de l'infâme domination du mâle dans nos sociétés honteusement patriarcales, dans l'ignorance bien pratique de l'accroissement ininterrompu de la prostitution masculine, il faut bien reconnaître qu'une telle mesure n'aurait pas l'effet abolitionniste escompté. Il ne suffit pas d'interdire la guerre pour la voir disparaître, pas davantage qu'il suffit de masquer ses propres turpitudes pour s'en extraire. Et tandis que j'écris ces lignes estivales, si on pouvait en profiter pour interdire la pluie, hein ?

 

LA SUEDE, TRISTE CHAMPIONNE DES VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES

Voyons de quoi il en retourne en Suède, ce pays fantasmé, qui aurait procédé à l'éradication d'un phénomène plusieurs fois millénaire d'un simple coup de baguette législatif. Outre qu'il est d'une insondable naïveté de vouloir transposer à la France des outils qui viennent d'une société totalement différente de la nôtre, dont le penchant à la froide normalisation s'oppose à une vision latine de la démocratie, la réalité suédoise est moins flatteuse qu'il y paraît. Les législateurs français et nordiques s'appuient sur un certain nombre de rapports qui prétendent, au prétexte d'une quasi disparition de la prostitution de rue, au succès de la loi. Dans les faits, plusieurs observations méritent d'être faites. Les rapports en question ont été violemment condamnés pour leur indigence méthodologique et leur vision extrêmement partielle de la question. Si la prostitution de rue a effectivement disparue, elle s'est reportée sur la clandestinité et le web, contrairement à ce que prétend un texte dont il a été prouvé qu'il a nettement et sciemment minoré les chiffres en la matière. Une simple recherche sur la toile permet d'en juger. Par ailleurs, outre que la prostitution en Suède était assez faible, les violences sexuelles y ont connu une explosion exponentielle depuis quelques années, faisant de ce pays le champion toutes catégories en Europe et le deuxième dans le monde.

Ce constat effrayant n'est pas le seul fait de la loi sur la prostitution, la corrélation n'a d'ailleurs pas été établie officiellement. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs peu d'intérêt à le faire. De nombreuses autres raisons au phénomène sont avancées, différentes selon le bord politique d'où l'on s'exprime : requalification juridique ce certaines violences en viols, état des mœurs au regard de la stricte égalité sexuelle, utilisation massive et dangereuse d'internet dans les rencontres et relations, explosion de l'immigration et des violences sexuelles en liaison avec celle-ci. Sans doute la réalité est-elle à considérer dans une rencontre de toutes ces raisons, en addition avec la loi sur la prostitution. La question de l'immigration est quant à elle l'objet d'un débat acharné entre gauche et extrême droite, la première refusant de communiquer sur l'origine des agresseurs, la seconde en tirant des conclusions sans doute hâtives. Quoi qu'il en soit, on voit bien que la question est plus complexe qu'il y paraît et que la situation française est assez différente, ne serait-ce parce qu'ici la prostitution de rue est très développée et que sa pénalisation globale risque d'entraîner une croissance dangereuse des pratiques clandestines précarisant encore davantage les femmes, encourageant les réseaux criminels et rendant de plus en plus difficile l'action des travailleurs sociaux qui interviennent en ce domaine.

ET LE SOCIAL, BORDEL ?

Le but n'est pas ici de jeter la pierre à Najat Valaud-Belkacem. Il est évident que son combat est courageux et motivé par de nobles sentiments. Elle prend à cœur sa charge ministérielle, mais la dose d'idéologie et le regard déroutant sur la société qui l'inspirent, laissent perplexe et ouvrent la porte à ce fameux enfer pavé de bonnes intentions. Avant de naïvement prétendre abolir la prostitution, ce qui n'a pas forcément beaucoup de sens, peut être faut-il intensifier la lutte contre le proxénétisme, la coopération européenne contre les filières clandestines de prostitution et regarder en face l'ampleur des ramifications mafieuses dans les structures économiques du continent...

Outre de faire preuve d'une véritable volonté politique dans une démarche relativement exempt d'idéologie, il faut aussi s'interroger sur le rôle de l'évolution de nos sociétés, non sur la prostitution en elle-même, mais sur son expression et sa forte augmentation, comme s'en alarme le « rapport Mondial sur l'Exploitation Sexuelle » de la Fondation Scelles. A l'heure où les modèles abolitionnistes scandinaves, ciblant essentiellement l'exercice de rue, séduisent de plus en plus les législateurs, on constate l'explosion de la cyber-prostitution, le rajeunissement des prostitué(e)s, l'augmentation de la proportion d'hommes au sein de la « profession », l'aggravation des violences et une évolution constante de la traite des êtres humains, dans une vision « mondialiste » de celle-ci.

Plus largement, et des deux côtés du manche, on peut également s'interroger sur l'influence de l'urbanisation de nos sociétés, du règne de l'individualisme et de l'utilitarisme, de la précarisation et de tous les délices de ce genre dans la mutation et l'accroissement d'un phénomène qui survivra à n'en pas douter à toutes les normes, aussi sévères fussent-elles. Encore une fois, agir sur les causes, oser évoquer quelques changements dans les fondements de la société, ne pas créer les conditions de l'horreur pour mieux en ajuster certaines variables, serait tellement plus méritoire. Mais il faudrait pour cela résolument s'engager sur des terrains sociaux et économiques qui ne semblent pas faire parties des priorités du moment.

Enfin, pour ce qui est d'interdire la pluie, n'en déplaise à mes amis paysans victimes de la sécheresse, faites quand même un effort...

 

(Il faut voir combien les députés, de droite comme de gauche, toussent à l'idée d'instituer la fin du cumul des mandats ou la transparence de l'utilisation des indemnités de frais de mandat, pour comprendre que ce n'est pas encore cette législature qui nous offrira les changements profonds que les situations sociales, morales et économiques de la France et de l'occident en général, réclament.)


Image : La prostitution en Europe © IDÉ