Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/04/2008

MANIFESTATION SUR LE PASSAGE DE LA FLAMME OLYMPIQUE

1791682295.JPG868770568.jpgLundi, le passage de la flamme olympique sera l’occasion de montrer notre indignation devant les atteintes aux Droits de l’Homme et aux libertés en Chine, ainsi que notre soutien au peuple tibétain. Rendez-vous est donné à 12h30 au pied de la Tour Eiffel, point de départ de la flamme olympique. Reporters sans frontières demandent que les participants soient habillés en noir. Venez nombreux !!!

14:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

04/04/2008

SARKO VS SUPERDUPONT

1821873246.jpgSARKO VS SUPERDUPONT

LE COMBAT CONTINUE

 

Il y a quelque chose de pathétique, si ce n'est de pathologique, dans la belle constance avec laquelle notre petit Président s'ingénie (s'ingénue diraient les FARC) à remettre systématiquement en cause tout ce qui peut être associé de près ou de loin à l'héritage collectif Français. Cet acharnement unique dans notre histoire politique risque d'offrir bien plus de place à Nicolas Sarkozy dans les traités de psychanalyse que dans les manuels d'histoire à destination de nos petites têtes « black-blanc-beur » - la blondeur généralement associée à cette expression n'ayant jamais été au nombre de nos caractéristiques nationales et relevant également d'un beau complexe d'infériorité.

Hormis le Tour de France, par ailleurs depuis longtemps livré en patûre à des robots testostéronés made in USA, notre Président ne déteste rien autant que les références à tout ce qui a fait la particularité, la force et la richesse de l'Hexagone. Et il est d'autant plus amusant de voir celui qui a récupéré à son seul avantage le parti initié par la pensée du Général de Gaulle détruire l'un après l'autre les piliers de la doctrine de l'homme du 18 juin 40.

Dernier exemple en date : la volonté affichée de voir la France réintégrer le commandement de l'OTAN au mépris de la longue pratique instaurée par le Général de Gaulle en 1966. Une telle tentation, déjà suggérée avant les présidentielles et confirmée par la nomination de l'atlantiste et accessoire Bernard Kouchner au Ministère des Affaires Etrangères, aurait officiellement et paradoxalement pour but de contribuer à la mise en place d'une véritable politique de Défense Européenne, au prétexte que la majorité des pays de l'UE sont déjà membres de la noble institution et dans la considération qu'une telle concession aux Etats-Unis donnerait plus de latitude aux Européens pour peser en bloc sur les grandes décisions stratégiques. Ben voyons ! Nous avons pu mesurer combien l'Angleterre de Tony Blair et l'Espagne d'Aznar ont compté dans l'orientation de la guerre en Irak et n'osons imaginer quelle aurait été le sort de la France si elle avait été inféodée à l'OTAN au commencement du conflit. Au moment où, sans doute pour se démarquer de son prédécesseur, Gordon Brown himself fait de timides appels du pied en faveur d'une défense plus communautaire, l'initiative de Nicolas Sarkozy paraît tout aussi déplacée que l'était sa danse du ventre estivale devant un Georges Bush usé et désavoué par la majorité de son pays. Autre paradoxe notoire qui rappelle combien, outre la grâce qu'ils supposent, les entrechats peuvent parfois s'apparenter à l'immobilisme et à la soumission, ce même Nicolas Sarkozy a pesé de tout son poids pour retarder l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la Georgie, non pour affirmer son indépendance vis-à-vis de Washington, mais pour rappeler que la France fait également allégeance à Moscou sur certain sujets. Ainsi, d'une Europe censée s'unir pour offrir un contrepoids crédible aux grands blocs que figurent les USA, la Russie et maintenant une Chine devant laquelle nos dirigeants tremblent de toute leur hauteur, notre Président veut faire une sorte de valet dispendieux de son incohérence et de sa flatterie, pourvu que nul ne vienne lui chercher des poux dans la tête. On sait combien cette volonté d'imposer l'amour de soi au travers d'une tortueuse docilité, n'a jamais eu d'autres résultats historiques que de provoquer le mépris et l'ironie de ceux que l'on veut charmer. Et tandis que François Bayrou rappelait justement hier que la vocation de la France est d'être indocile, la preuve est une nouvelle fois apportée que le principal contempteur des valeurs de notre pays est sans doute notre Président lui-même. De ce point de vue, la prochaine présidence française de l'Europe risque d'être assez inquiétante. Quant à l'envoi de quelques 700 soldats supplémentaires en Afghanistan, on peut là aussi se demander, indépendamment de la question de son bien-fondé militaire, s'il ne va pas nous valoir l'ire de ceux, nombreux, qui s'interrogeaient sur le maintien de leur présence dans ce pays. Car là encore, avant de se poser la question de la lutte contre des talibans florissant grâce au trafic de l'opium, il serait peut-être bon de s'interroger sur les liens directs qui subsistent entre le pouvoir de Kharzaï, soutenu par l'OTAN, et ces mêmes trafiquants.

Mais, puisque les américains le souhaitent, Sarko le veut aussi.

Et c'est infiniment logique, même si cela doit faire grincer bien des dents au sein de l'UMP, puisqu'il s'agit de la seule logique qui préside au mandat de Nicolas Sarkozy, à savoir : renier toute les valeurs de la France sur l'autel de la dépendance aux puissants.

Qu'importe si celui qui voulait être le président des droits de l'homme s'assoie déjà en permanence sur ces mêmes droits pour fourguer quelques Airbus aux dictateurs, oubliant au passage que c'est essentiellement nos PME et nos échanges inter-communautaires qui expliquent notre déficit extérieur et méritent d'être soutenus et défendus. Qu'importe si celui qui martèle vouloir rattraper le fameux point supplémentaire de croissance américaine fait mine d'ignorer que cette croissance est due à l'endettement abyssale des ménages US et à une immigration record. Qu'importe si celui qui tape en permanence sur le modèle social français fait peu de cas des près de 50 millions d'américains totalement exclus d'un système de soins prohibitif. Qu'importe si celui qui, justement, défend dans une même phrase le co-développement et la politique d'immigration choisie, typique de la sphère anglo-saxonne, se refuse à expliquer le lien entre l'impossible croissance de certaines zones et le pillage des cerveaux de ces mêmes pays. Qu'importe puisque tout cela nous donne un air américain ! Et le mépris de la notion de culture affiché par notre président, à laquelle il substitue celle de réussite, procède du même phénomène. Et toujours sur le modèle américain, sans doute juge-t-il qu'un bon film est un film qui explose le box office, et qu'une bonne chanson est celle qui, à coup d'indécente promotion, obtient un disque de platine. Mais puisqu'on parle de musique, pourquoi ne pas épouser le modèle américain jusqu'au bout et rappeler que tandis que nos Victoires de la Musique viennent, à l'exception notoire d'Abdel Malick, de couronner sans recul tout ce que notre production nationale issue de la télé réalité ou du népotisme franco-français compte de plus franchouillard et archaïque, cette même cérémonie aux Etats-Unis s'est inclinée devant le génie sans cesse renouvelé du jazzman Herbie Hancock !!!

Au final, sans aller jusqu'à prétendre que Nicolas Sarkozy jouerait le rôle de l'ignoble « Antifrance » dans la fameuse BD de Gottlieb et Lob « Superdupont »*, il y a fort à parier qu'à l'instar des chanteurs yéyés des sixties il aurait, en ce temps-là, opté pour un pseudonyme assez proche de son ami belge Jean-Philippe Smet dit Johnny Halliday...

 

 

* Sans doute aujourd'hui incarné par le solitaire souverainiste gaulliste Nicolas SUPERDUPONT-Aignant, qui doit tout de même regretter de ne pouvoir compter le charisme, la modernité et la faconde au nombre de ses super (petits) pouvoirs.

16:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

19/03/2008

REPONSE A NICOLAS VINCI

Cher Nicolas.

Comme beaucoup de jeunes en politique, vous faites preuve d'une jolie impatience qui vous pousse à vouloir déjà changer l'emplacement de votre maison avant même que les fenêtres soient posées. Tout cela parce que vous constatez que le vent s'engouffre de partout. Asseyez-vous donc 5 minutes et laissez le maçon et le menuisier terminer leur ouvrage. Ces élections municipales, aussi décevantes paraissent-elles sur Paris, livrent simplement un verdict attendu. Car enfin, qu'espériez-vous ? Que sur notre seule bonne mine, dans un environnement radicalement hostile, médiatiquement comme politiquement, nous allions obtenir une floppée de petits Conseillers de Paris, fruits d'un raz de marée électorale en notre faveur ou de la grande magnanimité d'un Bertrand Delanoë bisounours ? Notre mouvement est un bébé en pleine découverte de son environnement et vous l'imaginiez déjà, permis de conduire en poche, prêt à affronter les tempêtes de l'âge adulte ? Il fallait une certaine naïveté pour croire en une possible alliance avec le PS, encore plus pour imaginer que l'UMP nous proposerait de nous abandonner quelques postes sans porter atteinte à notre indépendance. Et voilà que dans la déception d'un résultat que vous espériez peut-être, supposant qu'il ne pouvait y en avoir d'autre, vous en appelez à Quitterie Delmas pour diriger notre maison parisienne, laissant à Marielle le rôle ingrat de délivrer seule notre bonne parole au Conseil de Paris. Vous imaginez un duo de choc entre ces deux personnalités, certes chacune à sa manière représentant la modernité féminine. Duo de choc en effet. Et que d'étincelles en perspective quand l'une, totalement absente de la campagne de son propre camp, hormis au premier rang des meetings, minaudant devant les caméras, se lance publiquement dès le matin du second tour dans une diatribe indécente et totalement disproportionnée à l'égard de l'autre, fragilisant encore davantage l'hypothèse de son élection, pourtant obtenue en allant chercher le voix une par une avec les dents. Est-ce vraiment cela que vous imaginez ? Flatteuse perspective s'il en est ! Et c'est donc à vos yeux Quitterie, dont les face à face médiatiques avec nos adversaires ont montré la profonde et logique inexpérience et l'absence criante de fond, que vous envisagez pour porter notre voix dans ce contexte des plus concurrentiels ? Pour mémoire, jusqu'au municipales, les fédérations des deux principaux partis étaient tenues par Patrick Bloche et Philippe Goujon, deux personnes dont on peut contester les choix et la rouerie, mais pas le poids politique.... Des personnes face auxquelles notre Quitterie ne pèserait pas bien lourd, je vous l'assure. Il ne suffit pas de paraître devant les caméras et de dénigrer son propre camp, facilitant ainsi le travail de l'adversaire pour diriger une Fédération. Il faut au contraire, avec modération et véritable volonté de rassemblement, mettre chaque jour les mains dans le cambouis et maîtriser chaque aspect de la vie et de l'organisation politique, tenir la barre dans la tempête et, justement, ne pas changer tout l'équipage à la première brise. Et cela, même si des corrections sont à apporter, seule Marielle est à même de le réaliser. Je comprends votre désir de jeunesse (et je ne suis pas vieux...), mais toute l'histoire politique le montre, avoir sa seule fraicheur et son impatience en bandoulière ne donne en aucun cas un certificat de vertu et de compétence. Et, dans le cas qui nous occupe, je vois davantage de maladresse et d'indécence que les contours du projet fondateur que vous appelez de vos voeux.

12:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |