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10/12/2011

L'ETRANGE HEURE ETRANGERE DU PS

Comme certain champions qui ne parviennent pas à l'être complétement, Le Parti Socialiste a cela de touchant qu'il semble toujours tétanisé à l'idée de la victoire suprême et s'entortille l'idéal, telle une mouche qui, disposant d'une ère de vol illimitée, vient juste se coller au petit papier qui sera son tombeau. Car enfin, quelle mouche justement, a piqué la gauche de vouloir diligenter soudainement la question du vote des étrangers au Sénat, tout en sachant que l'Assemblée Nationale ne validera pas son initiative et que ce sujet, serpent de mer des périodes électorales, est à la fois loin des priorités du moment et toujours très sensible ?

Il y a dans cet acte existentiel de la première majorité de gauche de la Haute Assemblée une sorte de naïveté confondante, en dépit de sondages qui témoignent de l'indulgence des Français à l'égard de cette mesure.

Outre que ce sujet est clivant, ce qui ne donne pas de très bons signes quant à la volonté du PS de rassembler les Français en cas de victoire en 2012, alors même que le pays n'a jamais été aussi divisé, elle donne raison à tout ceux qui doutent- du sens des responsabilités d'un mouvement qui a tant besoin de s'acheter une crédibilité.

Par ailleurs, l'idée selon laquelle une telle mesure pourrait être favorable à la gauche dans le cadre des futures échéances locales est des plus discutables. D'abord parce que l'analyse des mouvements migratoires et de leur réflexe de vote quand le droit leur en est donné, ne va pas forcément dans ce sens, ensuite parce que s'il est une élection où la gauche tire déjà plutôt bien son épingle du jeu, c'est bien en matière de scrutin local et notamment municipal..

Hormis ce désir farouche de montrer que le Sénat sera désormais une institution revigorée, (mais n'était-il pas, finalement le lieu où la majorité de droite était déjà la moins docile à l'égard du gouvernement), j'ai du mal à comprendre le sens profond de l'exercice. S'il était également question de montrer que la gauche est bien différente de la droite, ou de donner par avance des gages aux troupes de Jean-Luc mélenchon, il me semble que les citoyens attendent aujourd'hui cette démonstration sur un tout autre terrain.

Ensuite, concernant la structure même du texte, il y a quelques points qui tutoient l'absurde et offrent circonvolutions et complexité, là où il ne faudrait que fermeté et clarté. De deux choses l'une. Soit on offre le droit de vote aux étrangers dans le cadre de toutes les élections locales, soit d'aucune. Quel légitimité y-a-t-il à élire un Maire, quand on ne peut s'exprimer concernant un conseiller régional. Il y a là une logique qui m'échappe. Autant je comprends que l'on réserve le droit de vote aux élections nationales aux citoyens de nationalité française, ne serait ce que parce que découle justement de ces élections la question du droit de vote des étrangers et de la constitution. Mais enfin, si on écarte le danger concernant les villes, quelle différence avec les régions ? Aucune en fait, si ce n'est exprimer un goût prononcé pour la tambouille politicienne et la demi mesure, ce qui là encore n'augure pas favorablement de la suite...

Pour conclure, je précise, qu'en soi, je suis favorable à une telle loi, mais définitivement à un autre moment, dans un autre contexte et en d'autres termes...

 

 

 

 

 

16:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, vote des étrangers, 2012, constitution, sénat | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bref, tu la renvoies aux calendes... grecques ;-) !

Écrit par : Dianae | 15/12/2011

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