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12/02/2009

Sarko a cherché les chercheurs : il les a trouvés à Toulouse

Avant le débat sur Sarkozy et l'Université, un petit article de Libé Toulouse consacré à mon cher frère chercheur et qui représente relativement bien la pensée ambiante du milieu face à la "grande considération" que lui témoigne l'Elysée....

PUBLIE SUR LIBETOULOUSE.FR

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/02/la-recherche-un.h...

La recherche universitaire trouve Sarkozy au Capitole

SCIENCES ET CONSCIENCE. Traverser le Capitole tout en suivant un exposé sur les «mouvements des chromosomes pendant la division cellulaire», la «pollution au plomb depuis l’Âge du bronze» ou «les nanoparticules magnétiques chez le pigeon voyageur»…

La place était sonorisée. Les toulousains ont pu y faire leurs courses ce mercredi matin en écoutant les enseignants chercheurs des trois universités de Toulouse réfugiés à l’abri de la cour Henri IV.

Des chaises de la mairie alignées dans ladite cour, face à une estrade. Un micro et un rétroprojecteur : L’Université libre et populaire du Capitole fonctionne depuis ce matin 10 heures jusqu’à demain jeudi 18heures.

Fin du troisième cours de la matinée: «Je ne suis pas un fou de politique, lâche le très brillant directeur d’un laboratoire du CNRS à son public. Mais je me suis senti insulté par le dernier discours de Sarkozy aux présidents d’universités».

Le Président, autrement dit, a cherché les chercheurs. Il les a trouvés à Toulouse.

Clément Sire, 42 ans, thésard à 23 ans, élève de l’École Normale Supérieure et aujourd’hui directeur de laboratoire au CNRS pour 3.033 euros mensuels a renoncé à être trop scientifique dans son exposé :

«Einstein dont les travaux ont entre autres permis d’aboutir au laser faisait-il précisément ses recherches pour un jour opérer les yeux, découper des ailes d’avion ou écouter des CD-rom ? Non ! répond-il à sa propre question. Il ne savait rien des possibles applications futures de ses travaux». La logique de l’intérêt immédiat aurait donc dû faire qu’il ne trouvât jamais personne pour les financer.

Idem, reprend Clément Sire, pour ce qui a été la recherche concernant les transistors électroniques qui encombrent aujourd’hui nos ordinateurs ou les cristaux liquides qui font la fortune des fabricants d’écrans: «même si c’est Samsung qui prospère avec ces cristaux, c’est en France qu’ils ont été tout entiers mis au point».

Le grand public peut avoir la tentation de demander aux chercheurs à quoi servent leurs recherches. Ces derniers «n’ont jamais de réponse immédiate à cette question», à moins de refaire toute l’histoire des sciences.

Que Nicolas Sarkozy soupçonne les chercheurs d’aller seulement chercher un peu de lumière et un peu de chauffage dans leur labo, est en revanche resté en travers de la gorge de Clément Sire.

Il développe : les salaires au CNRS représentent 1,8 milliard d’euros. L’équipement de ses labos coûte 500 millions. Les contrats avec le privé et autres sources de revenus rapportent 700 millions.

«La France, poursuit-il, est au 6° rang mondial en ce qui concerne les publications scientifiques. Elle est au 18° rang mondial en ce qui concerne son coût de financement public». En rapport qualité-prix, conclut-il, «la recherche française est donc une des moins chères du monde».

Au programme demain jeudi, entre autres : l’analyse lexicométrique du discours de Sarkozy du 22 janvier,  le virilisme dans les universités françaises et la production de travaux scientifiques, la psychologie comme sport de combat.

L’élève président de la République a toutes les chances de passer une bonne partie de ce temps au piquet.

GLv.

11:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

M Sarkozy de passage à Toulouse s'est fait de nouveaux amis, comme un peu partout où il passe en fat !

Écrit par : Céline d'immo Toulouse | 23/03/2009

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