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28/07/2008

Des lois, des lois... Pourquoi ?

Sur ce blog fort délaissé ces derniers temps, pour cause d'activités multiples et de paternité, je reviens brièvement aujourd'hui, au moment où pèle-mêle, Rachida Dati, Christine Boutin et Rama Yade, les wonder women du gouvernement, nous dévoilent leurs plans respectifs à-propos du désengorgement des prisons, du logement social et de l'adoption... Bon, sur ce dernier point, je ne ferai pas la fine bouche, étant peu au fait de ces questions et partageant l'avis commun selon lequel il faut effectivement aider les parents ayant l'intention louable de procéder à une adoption et perdus dans une jungle administrative internationale assez déroutante. Je reviendrai plus en détail un autre jour sur le cas de Christine Boutin, qui témoigne avec délice combien l'enfer est pavé de bonnes intentions. Mais concernant la question des prisons, une petite observation me vient qui participe à ternir chaque jour davantage ma vision du politique. Pourquoi toujours ajouter sa pierre à un arsenal législatif déjà exceptionnellement touffu, quand la solution au problème considéré échappe à la loi ??? Je sais bien que le ministre, race féconde autant qu'éphémère, respire dans la peur panique de se voir quitter les lambris de la République sans avoir accolé son nom à un pan du code qui justifie ses attributions, mais tout de même... La pauvre Rachida nous pond en ce jour sa nième loi dont la quasi totalité du contenu figure déjà dans le Code Pénal et le Code de Procédure Pénal... C'était déjà le cas dans les lois précédente, à l'exception de l'inique texte sur la rétention de sureté qui n'apportait rien d'autre qu'une régression spectaculaire dans notre édifice pénal. Mais pourquoi donc procéder ainsi alors que toutes les lois précédentes, concernant l'accompagnement des prisonniers en fin de peine ou la répression de la délinquance des mineurs, qu'elles soient le fruit de ce gouvernement comme des précédents, s'avèrent totalement inefficaces du fait de l'absence de moyens et de personnel pour les appliquer. Il est quand même amusant de supprimer partout des postes d'éducateurs ou de travailleurs sociaux et de sans cesse ratifier des lois dont la bonne marche supposerait au contraire d'en créer de nombreux.... Il serait temps de comprendre que si la loi est sans doute le pilier de la République, la multiplication de textes vains et contradictoires les uns vis-à-vis des autres, dans un contexte judiciaire qui mérite au contraire une extrême fluidification du corpus législatif pour aider au désengorgement des tribunaux et à l'accélération des procédures (sans les bacler), va conduire d'ici peu à une situation totalement insoluble....
C'était juste une réflexion en passant....
Wuyilu

20:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Très très bien écrit je suis très d'accord sur le fond de cette triste histoire. Un peu étonné cependant sur l'aspect qui touche votre histoire personnelle ou celle de votre compagne : si c'est bien aux services sociaux (lorsqu'ils sont humains, efficaces, bienveillants...) de s'affairer à limiter aux mieux les conséquences de la misère, est-ce à eux d'assister tous et tout le monde ? médecin et (jeune) père de famille il me semble que la venue d'un enfant ne survient pas d'un jour au lendemain, et que si l'on peut regretter le prix exorbitant du logement à Paris on ne peut pas forcément le changer (et ce n'est pas une nouveauté !), et enfin, que la condition d'artiste s'est toujours accompagnée du risque d'une bohême qui n'est charmante que dans les chansons de crooners... Bref peut-on critiquer les utopies de l'extrême gauche et attendre d'être relogé par la collectivité, lorsque les moyens manquent - et que l'on n'est pas handicapé bien sûr par la maladie ? bien à vous

Écrit par : qzk | 22/09/2008

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