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30/04/2013

RAGEMAG : MEDIA DU 21ème SIECLE

Il y a exactement un an, je recevais nuitamment un message privé sur mon compte Twitter en provenance d'un dénommé Arthur Scheuer. Dans la torpeur de la vie de blogueur bougon, las d'ouvrir ces médias dont je vomissais d'autant plus la façade que j'en avais visité les fondations livrées aux termites de la corruption intellectuelles, cette adresse me fit à peine vibrer la paupière. Le garçon, s'étant rendu sur ce blog, entraîné par le courant de la curiosité, me parlait d'un nouveau webzine et du désir de m'y voir collaborer. Il me présenta donc Ragemag ...

RAGEMAG

Hormis que le nom me rappelait celui d'un notoire magazine musical américain consacré à la culture hip hop, je ne voyais pas en quoi, déjà débordé par de multiples écritures et le sacerdoce de la composition, la participation à ce nouveau webzine politique et culturel pouvait présenter le moindre intérêt, ni pour moi, ni pour le média en question. Depuis 25 ans me furent présentées tant d'aventures collectives qui censées changer le cours de l'histoire, ne firent même pas s'émouvoir le moucheron voletant au dessus du crane de leurs promoteurs, que je ne pu prêter beaucoup d'attention à la fameuse sollicitation. Pourtant, il y avait ce nom : Ragemag. Un manifeste à lui tout seul, une revendication un peu plus « burnée » que le falot et courtois « indignez-vous » Hesselien... Et puis ce personnage : Arthur Scheuer... Un patronyme qui sonnait bien et révélait un être dont le verbe haut respirait la confiance et surtout cette foi communicative qui peut commander aux vents et déplacer des montagnes. Cela, j'allais m'en rendre compte un peu plus tard, en le rencontrant à la demande d'un ami commun qui m'encouragea à franchir le pas. Rendez-vous fut donc pris. La première discussion me mit aux prises avec un volcan, une source intarissable de convictions tonitruantes, mais aussi avec, derrière la flamme du regard, une fragilité vespérale...

Par-delà la qualité technique d'un projet, son éventuelle viabilité financière, sa convergence idéologique, ce qui emporte finalement l'adhésion est le plus souvent à mettre sur le compte de la mystique ou de la communication phéronomique... Arthur me parla de tout ce qui constituerait les fondements du magazine : un véritable socialisme dépouillé des perversions partisanes, un attachement indéfectible à l'idéal républicain, une impitoyable chasse aux fossoyeurs de la probité, une volonté de participer à la refondation de médias totalement anémiés par la révolution numérique et leur abandon à la logique néo-libérale et sa vision à très court terme... Mais ce qui fini par me convaincre, derrière ce discours néanmoins sympathique, fut de l'ordre du mystère au sens propre, de cette capacité d'un être à vous transporter dans ses rêves, à vous donner habilement une importance que vous ne vous accordez jamais vous-même. Cela s'appelle sans doute le charisme, ce vernis de certitudes contagieuses qui, seul, peut faire se mouvoir les hommes dans l'oubli d'eux-mêmes et des freins qu'ils mettent en permanence à leur évolution autant qu'à celle de leur environnement... J'allais constater que nous serions des dizaines à tomber dans le même délicieux piège et que celui-ci allait donner naissance à un ovni médiatique dépassant les femmes et les hommes qui le pilotaient. Un ovni fondamentalement politique, au sens propre, qui pouvait enfin réconcilier celui qui, en dépit d'une intarissable soif d'engagement, avait définitivement rangé bannières et banderoles, à force de se noyer dans les marigots partisans et le tout à l'ego de la course à l’échalote électorale. Un ovni où il était permis d'écrire vraiment et de prendre des chemins de traverse en dehors de la dictature de cette actualité qui n'est que le reflet de ceux qui la dicte et non du réel. Un ovni qui, imperceptiblement se transforme en un « slow media » qui accepte de prendre le temps et de traquer le fond...

En quelques mois, le brouet d'articles tâtonnants et peu suivis se transforma en une machine aux saillies bien huilées, gagnant des lecteurs sur la base, non seulement de ses sujets d'élections, mais surtout de ses angles de traitement et de la qualité de ses contributeurs. Ragemag existait bel et bien et commençait à se frayer un passage dans l'improbable autoroute médiatique jonchée des cadavres agonisants des vieux journaux imprévoyants. Tandis que la France renouvelle chaque année, avec une belle constance, sa méfiance à l'égard de ses médias formatés et corrupteurs et nous laisse entendre que l'écriture et le journalisme ne sont plus de ce monde, Arthur, par sa faculté à dénicher les perles rares de la jeunesse scriptophile prouvait que les nouvelles générations ne se cantonnent pas à quelques geeks déjà blasés avant que d'être, pour qui le mot « vocabulaire » serait le vestige d'une langue morte. Croyant avoir quelques dispositions pour écrire et portant fièrement (et donc bêtement) ma qualité de doyen de la rédaction de Ragemag, je fus chaque jour davantage conduit à l'humilité tant les jeunes pousses du mag, de Julien Cadot, à Nicolas Prouillac, en passant par Jérémy Dénoyer, Esteban Piard, Paul Tantale et bien d'autres, repoussaient ma prose ampoulée et vieillotte au musée des rotatives. Ça tombait bien : la rédaction avait aussi besoin que l'on se consacre à de moins nobles tâches que l'écriture et imperceptiblement mon engagement grandit et se focalisa, aux côtés d'Arthur, sur l'évolution et la structuration d'un mag comptant désormais 100 collaborateurs, dont une bonne partie, rendons leur grâce ici, travaillent dans l'ombre et sont ignorés des lecteurs.

A l'aube d'une profonde transformation du mag qui, espérons-le, l'ancrera parmi les plus novateurs de la jungle des médias numériques, il faut comprendre l'aspect profondément incongru d'un média qui tient ses conférences de rédaction dans un ancien sauna échangiste et s'avance sans financement, sans locaux, sans matériel... mais pas sans âme … ce qui constitue l'essentiel. A ce jour Ragemag, ce sont donc plus de 100 personnes, dont, en plus des journalistes, une dizaine de secrétaires de rédaction, des développeurs, des communicants, des attachées de presse et tout une petite famille grouillante qui, animée de fermes convictions, d'une capacité d'initiative et d'une rare autodiscipline, profite de sa maîtrise des réseaux sociaux et des nouveaux modes de communication pour dessiner l'espoir d'un véritable média du 21ème siècle.

Bien sûr, je n'ignore pas que ce papier transpire l'auto-satisfaction et l'auto-promotion, mais à l'heure où, reconnaissant envers Arthur de m'avoir redonné un bon souffle de vie et de m'avoir fait rencontrer tant de personnalités passionnantes, je me surprends parfois à vouloir passer la main, revenir succinctement sur cette année au moment où se prépare une nouvelle phase passionnante du développement de Ragemag me semblait indispensable. Quoiqu'il en soit, avec ou sans moi, merci à Ragemag, longue vie à Ragemag.

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Baptiste Peyron, Baptiste Thion, Nicolas prouillac et votre serviteur autour de Arthur Scheuer : le board de Ragemag (manque Julien Cadot)

(Photo : Quentin Caffier)

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La plateforme de blogs Ragemag

13/02/2013

STAND BY

Comme vous pouvez le constater depuis un moment, le blog Wuyilu est en stand by. La faute à pas mal d'occupations, notamment rédactionnelles.

En attendant, retrouvez-moi avec toute la bande de Arthur Scheuer dans RAGEMAG, le magazine des gens simples qui n'ont rien contre les idées compliquées.

 

ragemag3.png

La bise en attendant le printemps, hein !

W

11:00 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ragemag | |  Facebook | | | |

02/01/2013

BONNE ANNEE 2013

Pour la nouvelle année, mes voeux en musique et images avec le Grand Palais : une réalisation Olam Prod - Musique & Sound Design Benjamin Jiben Sire - Wuyilu.


Les vœux 2013 de la Réunion des musées... par Rmn-Grand_Palais



12:31 Publié dans Communication, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voeux 2013, benjamin jiben sire, rmn, grand palais, olam prod | |  Facebook | | | |